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mardi, avril 10, 2007


L'Ancienne-Lorette, Québec, mardi 10 avril 2007, 9h33

Eh oui, un autre départ! Aussi cliché que cela puisse faire, ne dirait-on pas, à chaque départ, que c'est le premier? Un peu comme chaque nouveau jour qui se lève sur nous. Je ne me souviens plus qui disait que "le bonheur, c'est comme son lit, faut le refaire tous les matins!". Et en fait, ce lit, il n'est jamais tout à fait bien fait (usage répétitif de "fait" dans une même phrase, hum). Bref, dans 12 heures exactement, si la ponctualité québécoise se fait suisse, on est dans l'avion sur le vol 210 d'Air Transat, au départ de Montréal et en direction de Paris.

L'itinéraire nous est à peu près connu (à moins d'un détournement d'avion vers Vanuatu...): arrivée à Paris mercredi 11 avril 2007 à 10h10. Quelques jours dans la lumineuse ville, train vers Brest, y voir le pays des ancêtres Tanguy et Bourgault et amie brestoise. Puis traversée d'Ouest en Est de la France, vers Annecy et aux portes de Genève. Encore des ami(e)s à rencontrer par là. Puis heureuses errances en Alsace. Et, bien sûr, un petit coup de nostalgie en passant par Bâle, lieu de mes deux années helvétiques entre juin 1997 et juin 1999. Revoir le Rhin et y flâner de nouveau après presque 10 ans! Puis remontée vers la Moselle et enfin retour sur Paris. Esther rentre seule à Montréal le 26 avril 2007. Je ne la quitte qu'en la voyant monter dans l'avion.

Puis je repars, seul, pour deux autres semaines. D'abord la Pologne: du 27 au 30 avril, Varsovie. Du 30 avril au 4 mai, Cracovie (c'est quoi, l'idée macabre de vouloir aller voir Auschwitz). Puis un petit saut en Hongrie: du 4 au 7 mai, Budapest. Et enfin, un autre petit saut en Norvège, vers Oslo et le Oslofjord. Retour sur Paris le 11 mai et enfin sur Québec le samedi 12 mai.

Comme j'avais fait l'an dernier pour le Chili et l'Argentine, je vais ici ajouter de temps en temps quelques commentaires de voyage, de manière bien paresseuse à m'éviter d'écrire des courriels au Nord et au Sud ou d'Est en Ouest. Pas plus que l'an passé, je ne garantis de ma fidélité et de ma régularité à venir ici. Je préférerai sûrement porter mes regards sur le Rhin, la Vistule, le Danube, plutôt que sur un écran d'ordinateur. Enfin, à un prochain message. Ne me souhaitez pas un bon voyage, je me le suis déjà fait dans ma tête.

gt

6 Commentaires:

At 1:15 p.m., Anonymous Anonyme a écrit...

Bonjour M.,
Comment se fait-il que tout votre itinéraire soit déjà tracé avec autant de précision? Avez-vous organisé ces moindres détails à l'aide d'une agence de voyage qui vous a tout réservé en chaque coin d'Europe? Plutôt, avez-vous une propension à la minutie telle qu'elle vous fasse prévoir le cour des horizons, de la vie, du voyage dans l'espace-temps?

En une seconde, l'esprit virevolte au fond des quatre mers. Je vous souhaite des milliers de ces belles secondes en ces terres si poussiéreuses, vielles et chargées des souffles anciens qu'on a peine à croire que des tomates fraîches y poussent tout de même.

 
At 8:46 p.m., Blogger Laurie Tanguay a écrit...

Puis-je savoir qui a écrit ce si beau texte????

 
At 7:41 p.m., Anonymous Anonyme a écrit...

C'est moi.

 
At 9:11 p.m., Blogger Laurie Tanguay a écrit...

NON, NON, NON... Ne me dit pas que c'est mon frère. À vrai dire, je ne croyais pas possible que ce soit quelqu'un d'autre!!! Par contre, si toutefois c'est le cas, ce serait peut-être bien de me donner plus de détais sur "votre" identité, car le crédit de ce beau texte ira sur le dos de mon frère. Et, si c'est toi, Félix, tu es inspirant à lire et je cours chercher le livre dont tu m'as si bien parlé!!!!

Tant qu'à être sur ton blog papa, j'ai bien hâte que tu nous raconte ton beau voyage lors de notre voyage à Montréal...

À bientôt!!!

 
At 10:19 p.m., Anonymous Anonyme a écrit...

Je vous assure gente dame que ce ne saurait être "mon frère", car de frère, je n'en ai point.

Pourtant, je saurais, dame, vous raconter la chaleur latine, les lumières parisiennes et la douceur lisbonaise. Je sais des vagues qui remontent en accord mineur dans le coeur des Portugais. J'ai appris que la beauté de Paris se mèle à la souffrance de la vie. J'ai vu aussi des hommes mourir comme chien sur le bord des trottoirs anonymes. Mais, je n'ai guère aidé à la cause des Hommes, si ce n'est que de l'en plaindre.

D'autre part, je désirerais dire aux voyageurs que je vous espère rassasiés de vol d'avion, abreuvés d'Europe, repus d'architecture et soûlés d'histoire et comblés d'amour. En fait, je vous sais contents, et je m'en réjouis.

Bonne route !

 
At 9:34 p.m., Blogger Laurie Tanguay a écrit...

Il reste que je me demande, qui est la personne qui peut bien répondre d'une si bel façon, sans vouloir nommer son identité??? Et, cette personne semble avoir vécu bien des mésaventures???

 

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