iGitan

mercredi, mai 31, 2006


Mercredi 31 mai 2006 8h47

Chaque pays a son histoire d´horreur hein! Au Chili, c´était la dictature de Pinochet. Ici, ca a été (1976 je crois), celle de Videla (et d´autres qui l´ont suivi et dont j´oublie les noms). Hier visite hors-circuit touristique avec Ruben. Et notamment, visite au Memorial aménagé en souvenir des Desaparacidos du temps de la dictature. Un lieu un peu lugubre et triste (et selon Ruben,voulu lugubre et triste, parce que le souvenir évoqué est ainsi). Un pan de mur de photos de jeunes, trés jeunes, disparus pour avoir essayé de profiter de la liberté de parole qui nous paraít si évidente au Canada. Frissons dans le dos, quand Ruben me raconte que parmi ceux-ci, il y a de ses ami(e)s et que lui-méme a vécu (il a 58 ans) ces moments.

Le dimanche précédent, j´étais allé (recommandation de Ruben encore), a la Feria de los Mataderos (une demi-heure de taxi du centre-ville). Vaste foire populaire, artisanale, gourmande, musicale, festive, avec beaucoup de monde et beaucoup de bouffe, et beaucoup de boisson, et beaucoup de musique, et pas beaucoup de Québécois... J´y ai rencontré mon frere... Je voulais mettre sa photo ici ce matin, mais pas de lecteur CD sur cet ordinateur que j´utilise!! Un vieux chanteur a la tres longue barbe blanche, maniere le druite Panoramix (d´ailleurs il lui ressemble comme quatre gouttes d´eau). Tres touche par la maniere qu´il avait de s´exprimer et de chanter. Je lui ai parlé un peu. Il n´a jamais fait de CD car il vit a Salta dans le Nord, et a toujours refuse de´venir a Buenos-Aires. Et comme il disait: En Argentine, si tu ne viens pas a Buenos-Aires, tu n´es personne.

Bon, peut-etre demain la photo (je l'ajoute ce 4 juin 2006, à mon retour). En attendant le quasi-vegetarien a mange hier un enorme morceau de vaches grille sur la parrilla. Ruben me disait qu´il se tue en boucherie, 8000 a 10000 vaches (ou boeufs) par jour, 6 jour sur 7. Et 20 pour cent seulement va a l´exportation. La Terre est-elle assez prolifique. Demain premire juin!

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dimanche, mai 28, 2006


Dimanche 28 mai 2006

Bon, j`ai menti plein ma gueule encore une fois. D`abord, on ne m`a pas coupé en petits morceaux hier dans le quartier de la Boca et puis, même si on l`avait fait, je n`aurais pu être aucun lunch pour aucun poisson... Car le bassin du quartier ne saurait permettre à aucun être vivant d`y être vivant! Ca ressemble plutôt à une eau glauque, nauséabonde, brune, sale, huileuse, boueuse,merdeuse... Bref, tu vois le genre. Par contre le quartier est très agréable pour un vagabond. Très coloré, avec tout ce qu`il faut pour plaire aux touristes, notamment la rue piétonne de Caminito.

Et aussi un bain de tango! Bon, je sais, c`est de l`hérésie d`écrire ca ici, et je risque de me faire répudier, bannir, vilipender, ostraciser par mon amie Angeles, mais il y a quelque chose qui ne me revient pas dans le tango qu`on voit partout dansé dans les rues. Bien sûr, j`aime la musique, bien sùr les femmes sont très belles, portent de belles jambes longues dont le galbe ferait la joie des peintres de la bohème de Montmartre, elles font des gestes sensuels très attrayants pour mon oeil voyeuriste... Mais il y a ce côté ¨glamour¨costard-cravate du monsieur, qui me plaît moins et qui ne me revient pas et qui ne colle pas avec mon allure de mendiant... Mais bon, dans tout le quartier partout, tu entends la musique, tu vois deux vieux guitaristes se gratter l`instrument (la guitare...) sur des airs de tango et tout ca crée une belle ambiance.

Bon on est dimanche, il fait beau et bleu ciel, alors hasta luego, je vais au soleil. Je flâne aujourd`hui dans le quartier San Telmo ou se tient tous les dimanches une ¨Feria¨très populaire.

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PS: sur la photo ci-dessus, la RUE Azopardo ou j`habite. Faut pas trop se fier, c`est joli comme ca, ca fait un peu bucolique avec cette belle rangée de platanes, mais ca grouille en masse,mais c`est plutôt calme le soir.

samedi, mai 27, 2006


Samedi 27 mai 2006 9h58

Des fois, je me demande comment il se fait que la Terre n`est pas encore morte... C`est tout ce que j`ai à dire de philosophie ce matin, je développerai un jour. Bref, négligé ce blogue depuis mercredi. Alors récapitulatif un peu à la ¨va comme les idées poussent¨ et sans chercher à faire de littérature.

Alors mercredi soir, Mercedes Sosa. Oh la la! La dame se fait âgée et un peu ¨gorda¨ et elle chante assise, mais les premières notes, un guitariste et elle, me donnent des frissons. Foule très enthousiaste. Elle ne se lèvera, soutenue par un technicien, que pour chanter les deux dernières chansons, dont, pour finir, l`hymne national Argentin en choeur avec tout le monde debout (pas sûr que ça aurait marché un 24 juin avec l`Oh Canada sur les Plaines d`Abraham...).

25 mai, ¨Feria Patria¨ ici, comme je l`ai signalé dans un précédent message. Le matin, je choisis plutôt l`air pur! Je vais à la Réserve écologique sur la côte du Rio de la Plata. Quelle bonne idée j`ai eu (ça m`arrive)! Superbe soleil et très grand parc de verdure, avec oiseaux, fleurs, lagune, léger vent, le Rio tout brun. J`y ai loué un vélo et vagabondé plus ou moins deux heures. C´était un peu comme de prendre une grande respiration avant de plonger...

Car, pour la plongée, par la suite, je suis allé (j`ai essayé d´aller...) sur la Plaza de Mayo où tout le grand Buenos-Aires s´était donné rendez-vous en manière de manifestation monstre d´appui au premier ministre Kirchner (pour lequel il semble y avoir une certaine unanimité et sur lequel les Argentins semblent fonder beaucoup d`espoir). Bref, j`ai remonté lentement la rue Defensa en direction de la Plaza. Et de plus en plus lentement en fait, car ça devenait quasi impossible d´avancer. La vaste place (photo ci-dessus) était COMPLÈTEMENT envahie et ça débordait dans toutes les rues environnantes (devenues piétonnes pour l`occasion), avec un concert tonitruant de tambours et de chansons, j`allais dire ¨l´enfer¨, mais de quoi je me mêle, pour eux c`était le paradis, le jour de gloire et de fête. J`ai jamais pu entendre une seule note de la musique qui se jouait sur la vaste scène montée devant la ¨Casa rosada¨ (la maison rose du gouvernement, au fond sur la photo). Re-bref, je me suis éloigné de tout cela et passé une soirée plus calme ¨en famille¨ á la maison de la rue Azopardo.

Hier après les cours, petite visite à Eva Perón au cimetière de Recoleta, puis visite du musée des Beaux-Arts. Ce matin, levé tôt pour venir écrire un peu ici. Et ensuite, je vais dans le quartier BOCA réputé pour être le moins recommandable de Buenos-Aires, mais aussi considéré comme le plus visité et comme le clou d`une visite ici. Je suis les recommandations du Guide du Routard et j`y vais de jour... Si vous n´avez pas de nouvelles d`ici quelques jours, ce sera donc que j`ai été découpé en petits morceaux et jeté dans les eaux du Rio (ça fera pas un gros lunch pour les poissons)... Et puis si vous voulez tout savoir de mes tendances suicidaires, voyez la photo suivante, prise en plein milieu de l´avenue considérée comme la plus large au monde (Avenida 9 de Julio).

Et enfin, un petit clin d`oeil à Félix de la part de Ruben et du ¨padre¨ (photo prise lundi 22 mai 2006, dans le Parque Madero).

À bientôt
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mercredi, mai 24, 2006

Mercredi 24 mai 2006 - 13h55

Bon, j´ai menti plein ma gueule hier! En fait, j´ai pas menti, mais je me suis juste un peu planté parce que j´ai de la misere avec l´accent de Patricio et j´avais pas bien compris. Hors donc, correction, demain ce n´est pas la fete nationale de l´Argentine, mais plutot la Feria Patria, quasi aussi importante que la fete nationale, et qui celebre le debut (25 mai 1810) de la revolution qui devait conduire a l´independance du pays, proclamee le 9 juillet 1816. Disculpe me. Patricio me disait ce matin que oui, ca va brasser, mais pas necessairement (ou pas seulement) dans le bon sens du terme... On va voir. Plusieurs artistes invites, dont Victor Heredia et Mercedes Sosa. A propos de cette derniere, ben je pourrai dire que j´ai eu de la chance (si ca se dit) car, si j´ai pu voir le groupe chilien Inti-Illimani a Santiago (Exxxxxxcellent), ce soir je vais au spectacle de celle qu´on appelle ici La Negra, Mercedes Sosa.

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mardi, mai 23, 2006


Mardi 23 mai 2006 - 17h25

OUF, j`ai trouvé un Café-Internet où c`est interdit de fumer, je croyais que ça n`existait pas, l`interdiction de fumer ici! Que raconter? Je n`ai pas téléchargé de photos, alors juste du placotage aujourd`hui (la photo de ce message n`est pas de moi, on l`aura deviné). Parlons donc un peu de la maison (rue Azopardo 477). Maison un peu vétuste, mais avec du charme, des plafonds qui n`en finissent plus d`être haut. Une belle rue bordée de platanes. Je suis chambreur (chambre privée) avec 2 colocs (Patricia, une jeune Américain du Wisconsin, et Mathias du Brésil). Les deux vont à la même école (autre groupe que le mien). Jusqu`à maintenant, la bouffe (à la maison, je veux dire, petit déjeuner et souper inclus dans la pension) n`est pas terrible. Et le café (bon ya pas grand monde qui va comprendre ce qui suit, mais enfin...), ce café, il travaille très fort (et est bien proche d`y parvenir) pour être aussi ¨bon¨ que celui de mon vieil et défunt ami Maurice Guibert de St-Calais dans la Sarthe en France... (hello hh).

L`école COINED où je vais est située, rue Suipacha, à quelques pas de l`Obélisque de Buenos-Aires. Mon groupe de 5 personnes comprend 2 Brésiliennes, une Allemande et un Américain (bon, ya rien de parfait, hein... ça va faire plaisir à Mario de lire cela :-)). Le professeur, Patricio, est fort jeune et, sans vouloir le dénigrer, il n`arrive pas aux genoux de Vanessa ou Boris à Santiago (difficile d`arriver aux genoux de Boris, je crois qu`il mesure 5 mètres... Faut voir la photo de lui et moi, j`ai l`air d`une marionnette à côté de lui). Bref, revenons à Buenos-Aires. Comme j`écrivais à Esther (en privé...), le cours ¨lève¨ moins bien que celui de Santiago. Peut-être ça va se placer. Mais bon, je m`amuse.

Hier soir, heureuse et agréable soirée. J`ai rencontré Ruben, un ¨triple pèlerin¨de Saint-Jacques-de-Compostelle que fiston Félix avait rencontré, sur ce chemin célèbre, en avril-mai 2000. Guide privé, petite bière (non, deux grosses...) avec Ruben dans un très vieux café (El hipopotamo) juste en face du monument élevé á l`endroit même où fut fondée Buenos-Aires. Puis visite chez la petite amie de Ruben, Nora, fort jolie et charmante et d`une douceur d`ange. Ils m`ont offert le souper et le vin et le meilleur cours d`espagnol. Je vous jure qu`après bières et vins et empanadas, mon parler espagnol était tout ce qu`il y a de fluide (et d`imparfait). En fait, y avait pas juste mon espagnol qui était fluide. Rentré tard et un peu ¨burracho¨ (vous vous souvenez...).

Buenos-Aires? Quelle ville immense. Me semble que j`ai marché comme un malade ici et si je trace mon parcours sur une carte, j`ai l`impression d`avoir toujours piétiné le même coin. Après avoir connu, le premier octobre 2002, la ¨désertique¨ Fête nationale chinoise, j`aurai cette fois l`occasion, ce jeudi 25 mai, d`assister à la Fète nationale de l`Argentine (Indépendance le 25 mai 1810). Paraît que ça va brasser (dans le bon sens du terme) sur la Plaza de Mayo jeudi. Et en plus, c`est congé d`école, congé de devoirs, congé de leçons... À suivre.

Bref, j`ai l`impression qu`après ce mois de voyage, j`aurai mon quota de grosses villes pour un bon moment. À une prochaine.
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dimanche, mai 21, 2006

Buenos-Aires, dimanche 21 mai 2006

Hola chicos y chicas,

Eh oui! Santiago de Chili est derrière et Buenos-Aires est juste là devant. Je suis arrivé ici pratiquement à la minute prévue à l´horaire, un peu avant 13 heures Heure locale (une heure d`avance par rapport à l`heure du Québec). Je lis par Esther que le mois de mai au Québec est de toutes les merveilles humides et venteuses de la nature... Ben ici, 2 semaines à Santiago et une nuit de pluie. Puis j`arrive ici et le ciel est d`un bleu tout ce qu`il y a d`¨azul¨.

Premières impressions: d`abord, autant Santiago au fond de sa vallée est entouré de collines et de montagnes (les belles Andes à l`Est visibles de partout, quand le smog s`éclaircit), autant ici c`est le plat, le grand plat. Aussitôt survolées les Andes, le plat, l`immense pampa. Ensuite, deuxième impression, radicale, Buenos-Aires respire et nous laisse respirer! Autant Santiago, coincé au fond de sa vallée est pratiquement sans vent et quasi perpétuellement couvert d`un smog plus ou moins fort (empiré ces temps-ci par le temps exceptionnellement beau et chaud et le manque de pluie), autant ici Buenos-Aires apparaît aérée (faut bien qu`elle porte son nom!), et il y vente plus (et par conséquent, même s`il y fait ici aujourd`hui un beau soleil avec 14-15 degrés, on sent plus le froid, très tolérable quand même. Remarquez, pour la pollution, on est dimanche et je déchanterai peut-ètre demain quand tout le monde ici ira travailler.

Buenos-Aires ne contient ¨que¨ le tiers de la population argentine (12 millions avec la périphérie et 39 millions dans tout le pays). Pour l`instant, je n`y ai fait qu`une courte (pas vrai, rien ne peut-être court dans cette ville étalée) promenade depuis la résidence jusqu`à l´école et sur l`avenue principale, histoire de me familiariser un peu avec ce gigantesque damier.

La maison où j`habiterai est située à peu près à la même distance qu`à Santiago, soit une vingtaine de minutes de marche. Demain, on entre à 8 heures pour un test de classement en espagnol. Ensuite les cours débuteront à 10h comme à Santiago. Pis ici, il manque la loi qui entrera en vigueur bientôt à Québec... Ca fume dans les cafés Internet...

Alors je vais prendre l`air, car paraît-il qu`il y a de bons airs et de bons vents à Buenos-Aires. À une prochaine.
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vendredi, mai 19, 2006


Vendredi 19 mai 2006

Déja le deuxieme et dernier vendredi a cette école et a Santiago. Ici aussi le temps passe vite vite. Je ne sais pas si j´ai vraiment progressé dans ma parlure de l´espagnol. Parfois ca va tres bien et ca coule fluidement et d´autres fois, c´est comme si j´avais la tete vide. Des fois j´essaie de parler en anglais avec d´autres éleves et l´anglais ne sort pas ou se mélange a l´espagnol. Bizarre. A propos, les Chiliens ne font pas que ¨manger¨les ¨S¨ (comme j´écrivais dans un précédent message), ils mangent aussi souvent les ¨D¨, comme Estados-Unidos qui devient E´ta´o-Uni´o (remarquez, s´ils peuvent se taper un peu d´Estados-Unidos...).

J´aime beaucoup le flou de la photo que j´envoie avec ce (probable) dernier message depuis Santiago. Je vais me souvenir toujours de ces Chiliens Amoureux, sympathiques, chaleureux, plus émotifs et sensibles que rationnels.

Hasta luego a Buenos-Aires.
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jeudi, mai 18, 2006

Jeudi 18 mai 2006

Comme chanterait mon ami Plume "Dans n'importe quelle ville..." (je ne continuerai pas la suite car je ne suis pas tellement d'accord avec lui...). Bref, dans n'importe quelle ville, le soleil ne rate jamais son coup pour ses spectacles de lever et de coucher. Une image vaut quelques milliers de mots, alors en voici une:



Dans n'importe quelle ville encore: ce matin ici, et pour la deuxieme fois depuis mon arrivée, manifestation d'étudiants du Secondaire contre les frais de scolarité. Impression de déja vu hein! C'est sur Plaza Italia a un coin de rue d'ou j'habite. Il y aura du brasse-camarades comme la semaine passée. Puis hier, un autobus qui fait le saut du haut d'un viaduc et plonge dans une riviere, 25 morts. Impression de déja vu encore!

Dans n'importe quelle ville aussi, les gens meurent. Hier apres-midi, visite guidée (avec Lidia) au Cimetiere de Santiago (classé monument historique ici). Oui je sais, ca fait bizarre de dire que j'aime flaner dans les cimetieres, mais bon... Une vraie tournée des architectures du monde entier, des mausolées extravagants (bien plus qu'au Pere Lachaise a Paris). Un vrai cours d'histoire politique, culturelle, artistique... Le mausolée a Salvador Allende évidemment, mais aussi plein d'histoires de "anima", de "fantomes"... Et puis dans cette opulence post-mortem, moi je préfere les tombes modestes, comme celle de la photo qui suit. Moment de frisson la! Pendant que je prends les photos de la tombe de Violeta Parra (auteure et artiste chilienne tres réputée ici et que je n'ai connue que récemment au Québec), Lidia commence a chanter une de ses dernieres chansons et parmi les plus connues (écrite peu avant qu'elle se suicidë...) "Gracias a la Vida que me ha dado tanto..." Merci a la Vie qui m'a tant donné. La chair de poule du hérisson Tanguay...



Dans n'importe quelle ville...
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mercredi, mai 17, 2006



Mercredi 17 mai 2006

Une petite photo internationale peut-etre ce matin. Prise la semaine derniere lors de notre cours d'histoire du Chili. Sur la Plaza de la Constitución devant la Palacio de la Moneda, de gauche a droite:
Frederic (Suisse), Fernando (Chili, un des propriétaires de l'école Bellavista), Elise (France), Rodolphe (France), Barbara (Brésil), devant, Tamas (Iran). Elise et Rodolphe sont du meme cours que moi. Ils devaient terminer lundi mais ont décidé de poursuivre encore pour la semaine.
A une prochaine
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mardi, mai 16, 2006

Mardi 16 mai 2006

Quelques curiosités!
À mon premier contact avec Santiago, le dimanche de mon arrivée, je me dis: je vais marcher jusqu'à l'école pour voir le temps qu'il me faudra. Plan de ville en main, je pars plutôt au "pif" en me disant que je me baserais sur le soleil. Il ne m'a pas fallu longtemps pour me rendre compte que quelque chose clochait sur ma carte! Aye l´astrologue! On est en hémisphère SUD! Le soleil n'est pas au Sud à midi, il est au Nord!

Je crois que les Chiliens ont inventé le "velcro"! Enfin, si je me fie au nombre très croyable de "pololo et polola" (mot local pour mon chum, ma blonde...) qui sont collés collés collés partout et surtout dans les parcs, et qui se font (bandes de chanceux) le "beso chileno" (ma traduction libre de "french-kiss"). Partout, je dis bien partout, les amoureux, adolescents comme adultes se collent, se tressent les cheveux "les uns aux unes", s'enlacent de toute la longueur de leurs 2 bras, se mélangent les jambes, tantôt sur les bancs publics, tantôt à l'ombre d'un grand arbre discret. Souvent tu vois un groupe d'adolescent(e)s groupés sous un arbre et qui jasent et parmi eux, un petit couple pratique un tendre échange de fluide salivaire!

Parlant de parcs, dans cette grande ville parfois un peu démente, heureusement, beaucoup d'espaces verts et parcs publics: sur une bonne longueur d'une courbe du "Rio Mapocho" (rivière qui traverse la ville), le "Parque Forestal" est l´un des endroits de prédilection pour les échanges ci-dessus mentionnés. Au Nord-Est de la ville, le "Cerro San Cristobal" (880 mètres) couronné d'une "Virgen Maria" est aussi un grand parc (2 fois plus grand que le Central Park de New-York) où il fait bon retrouver de l'air un peu plus pur qu´en bas. Endroit parfait pour admirer le smog sur la ville et, si smog le veut, les Alpes à l´Est. Funiculaire et téléphérique permettent d´en faire le tour. En plein centre-ville, proche du quartier historique, le "Cerro Santa-Lucia" est un autre endroit de verdure, d'arbres, de fleurs, de bancs publics (et de "velcro"...) très agréable. Et je ne parle que des parcs ou je suis allé.

Chiens errants! Des centaines de chiens errants! Mais je crois qu'ils sont tous muets, je pense n'en avoir entendu japper aucun. Et ils sont tout à fait inoffensifs (enfin, jusqu'à maintenant). Parlant de chien, faudrait que je raconte la première flamme que j'ai allumée ici... Chez Pedro et Lidia, il y a un petit chien blanc (genre caniche) dont j'ai eu bien du mal à me rappeler le nom, tellement que je l'ai appelé longtemps "Falafel", son vrai nom étant "Filoulaye". Ben ca faisait pas 5 minutes que j'étais arrivé que le filou me dormait sur les cuisses.

La population de Santiago, avec ses 6 millions d´habitants, compte pour près de 40 pour cent de la population de tout le Chili (17 millions). Le Chili est très étroit mais est presqu´aussi haut du Nord au Sud qu´est large le Canada d´Est en Ouest.

L´accent chilien! Bon on sait bien que toutes les langues ont des particularités de prononciation régionale ou nationale. L´espagnol du Chili ne fait pas exception par rapport avec celui de l´Espagne ou de ses voisins de l´Est, l´Argentine. Ici, on prononce pas souvent les S! Dans le genre ¨nosotros somos los dos...¨ sonne un peu comme ¨no´otro´ somo´ lo´do´...¨. Le double ll qui se prononcerait plutot, en Espagne, comme le Y francais, se prononce plutot ici comme un J francais. Et c´est sans parler de leur vitesse d´élocution. Ce matin, au cours, exercice d´écoute des nouvelles, que nous devions résumer. OUF! Ils parlent vite en temps normal, imagine ce que c´est quand ils sont chronométrés pour un bulletin de nouvelle. Pis ca a l´air que pour l´accent argentin, ce sera une toute autre affaire la semaine prochaine. Des heures de plaisir, et c´est pas une blague, je me plais vraiment!

Pour Esther qui s´interrogeait sur ce que mange un quasi-végétarien ici: d´abord faut dire que tout est décalé pour les repas. Petit déjeuner modeste vers 8h45. Le repas du midi ne se prend pas avant 14h (les restaurants sont vides avant cette heure) et le repas du soir se prend, justement, le soir, pas avant 21h. Bref, mon régime est plutot le petit déjeuner chez Pedro et Lidia. Le diner vers 14h et en général, le soir je ne mange qu´une collation aucun aucun a ma chambre. Quelques plats typiques: les empanadas (c´est un peu le ¨fast food¨du coin: pate fourré de n´importe quoi: viande (parfois), oignons (quasi toujours), fromage, champignons, et oui, il en existe sans viande.¨Porotos con tallerines¨, une espece de soupe tres consistante avec légumineuses et pate style spaghettis. ¨Pastel de choclo¨, délicieux, mettons qu´on va dire que ca ressemble un peu au ¨paté chinois¨du Québec. Quoi d´autre? Bien sur, les liquides accompagnateurs: cerveza, vino tinto et différents mélanges dont je me méfie, dont le plus connu et courant est le ¨pisco sour¨ (que j´ai gouté a Valparaiso, delicieux, mais un me suffit...).

Bref hasta la proxima
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lundi, mai 15, 2006


Lundi 15 mai 2006

Ca passe vraiment vite et bien ici, je ne prends même plus la joie d´écrire! Je ne vais pas tout raconter de mes vagabondages depuis le dernier message, ce serait ennuyant sans doute. Juste deux mots pour parler de la journée de samedi a Valparaiso sur la côte du Pacifique. Cette jolie ville est considérée comme la "porte du Chili", parce que, avant l´ouverture du Canal de Panama, tous les bateaux devaient faire le grand tour par le détroit de Magellan (sud du Chili) et tous s´arrêtaient a Valparaiso.

Avec le canal de Panama, la ville a perdu son prestige de premier port du Chili. Mais, classée au Patrimoine mondial de l´Unesco, il est tres agréable d´y errer. Elle forme un amphithéatre naturel qui donne sur la baie et elle est érigée sur une multitude de collines reliées entre elle par escaliers, ascenseurs, rues étroites et sinueuses. La ville a un côté vétuste charmant. Il y a la le "museo a cielo abierto", musée a ciel ouverte, qui serpente les petites rues et les peintures sont directement peintes sur les murs (selon le bon vouloir des propriétaires). Visite aussi de la deuxieme maison du poete et prix Nobel de littérature Pablo Neruda. L´architecture de la maison reproduit un peu celle de la ville, avec multitudes d´escaliers et pieces superposées. Et pas besoin de dire que le monsieur Neruda avait une maudite belle vue sur la ville et la baie, la maison étant perchée sur le sommet de la colline dite (et bien nommée) "Cerro Bellavista".

Cependant le jour de notre visite, cette belle vue était un peu masquée par le brouillard qui a couvert la ville pratiquement toute la journée. Nous étions seulement 3 personnes: Boris (notre guide et aussi professeur a l´école), une japonaise Yoko Sano et moi (un couple iranien qui devait nous accompagner s´est décommandé a la derniere minute). Sur la photo jointe a ce message, jolie vue sur les maisons colorées de Valparaiso, dans le quartier ou se trouve le "museo a cielo abierto". Pas besoin d´insister longtemps pour dire qui est Yoko et qui est le "viejo" de la gang. Rentrés a Santiago vers 21h (90 minutes en autobus), je suis allé a une fiesta annuelle la "Cumbre Guachaca", j´en reparlerai peut-être un moment, mais pour l´heure, je me contenterai de rapporter l´inscription d´une des bannieres de la fête "Bienheureux les "burrachos", ils verront Dieu deux fois..." ("Burrachos": tu sais, quand t´as un peu trop pris de cerveza ou de vino tinto et de ce mélange d´ici, terrible, que je n´ai pas osé essayer, et qui s´appelle "Terremotto" -Tremblement de Terre...). A propos, dans cette ville qui détient un quasi-record pour le nombre annuel de tremblements de terre, pas encore ressenti de secousses. Mais on a eu droit, ce matin au cours, a des explications en espagnol sur l´attitude a adopter au cas... A une prochaine.

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vendredi, mai 12, 2006


Vendredi 12 mai 2006

Saludos a todos y todas

Hier, apres le cours, activité spéciale (comme tous les jours). Nous avons eu droit a un cours d´histoire du Chili. Bien mieux que tout ce que j´avais pu lire dans les livres, quand c´est raconté directement par un Chilien (Fernando, un des professeurs) qui sait de quoi il parle et qui n´a pas peur de manifester ses opinions. La photo qui accompagne ce message est prise depuis la Plaza de la Constitución et montre le Palacio de la Moneda. C´est a partir de cet endroit, vers 9 heures du matin, le 11 septembre (ben oui, un autre...) 1973, que le coup d´état militaire de Pinochet s´est amorcé. Et c´est dans l´aile gauche (apres cette porte) que Salvador Allende a prononcé (a la radio) son dernier (et célebre) discours, avant de se suicider pour ne pas être capturé par les militaires de Pinochet. Rouvert au public en 2000, la Moneda est aujourd´hui le siege du gouvernement chilien. Comme disait Fernando, les années de dictature de Pinochet ont été tres difficiles pour la majorité des Chiliens, ce qui fait qu´aujourd´hui, les deux mots-clefs ici sont "consensus et espoir". La nouvelle présidente du Chili (2006), Michelle Bachelet, est la premiere femme a occuper ce poste au Chili. Elle est vue comme charismatique, est tres populaire et les gens fondent beaucoup d´espoir en elle. Bon, un petit coup de politique ce matin! Un peu de poésie avec Pablo Neruda demain¿¿¿

mercredi, mai 10, 2006


Mercredi 10 mai - Jeudi 11 mai 2006

SANTIAGO: 6,123,456 Santiaguenos! (Ben quoi, c´est tout aussi approximatif et vrai ou faux que de dire, plus de 6 millions d´habitants). La ville est énorme, vautrée dans la vallée entre la cordillere des Andes a l´Est et la petite cordillere de la cote du Pacifique. Pratiquement pas de vent, j´en connais une a qui ca ferait plaisir. Le smog et les ennuis respiratoires qu´il cause font la une des quotidiens. On dirait ici qu´il y a un autobus pour 10 habitants. Et le smog est pire en cette période de l´automne anormalement chaude (26-28 degres Celsius en apres-midi).

La ville est un peu étouffante, mais pas les gens. J´aime beaucoup vivre au rythme quotidien d´une ville qui m´est étrangere et ou je suis étranger. Ici, même s´il y a beaucoup de monde, je n´ai pas l´impression des folles cavalcades des métros de Montréal ou New-York. Les gens me paraissent plutôt calmes et posés. Oui la ville nous fait suffoquer parfois, mais les gens sentent bons! Oui je sais, ca fait drole de parler de ca ici, mais moi qui suis un olfactif (et qui ne peux et ne veux m´empêcher de sentir suavement la joue feminine a laquelle je fais une petite bise), je sens aussi la Vie par mon gros nez comme par tous mes autres sens. Et les gens ici, quand tu les croises, sentent bon. Et ils sont bons, genereux, serviables.

Ca me fait toujours un effet du tonnerre de me retrouver les deux pieds sur le lieu même d´un fait historique majeur, comme ce fut le cas avant-hier quand j´ai erré devant le palais de la Moneda, pris d´assaut par Pinochet le 11 septembre 1973 et qui devait précéder de peu le déces de Salvador Allende.

La photo qui accompagne ce message, c´est "el copihue", la jolie fleur nationale du Chili. J´en ai vu des centaines, des milliers, hier au marché aux fleurs. Aucune idée de son nom francais, mais je connais une jolie brune au prénom qui ressemble a celui d´une fleur et qui, justement, connait le nom de presque toutes les fleurs, et qui pourra sans doute m´envoyer un commentaire a ce sujet...

Je sais que ce "blogue" est un peu en souffrance de mes visites. C´est que, d´une part, a la maison de Pedro et Lidia, ou j´habitue, pas d´ordinateur. Et ici a l´ecole, celui que j´utilise nécessite presque un marteau-piqueur pour appuyer sur la touche d´espacement ou sur "Enter". Enfin, il fait toujours aussi beau et chaud ici. On annonce des nuages a partir de dimanche. A venir, samedi, visite a Valparaiso sur la côte du Pacifique. Hasta luego.

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dimanche, mai 07, 2006

Santiago, dimanche 7 mai 2006 - 17h15

Bon, quand tu arrives en pays arabophone, tu apprends vite ce que le mot ¨bakchich¨veut dire... Ici, c´est ¨Propina¨... Mais j´ai jamais été si content de donner un pourboire... Premier usage d´un guichet automatique et j´y oublie ma carte!!! Colón! Le monsieur qui devait m´amener chez la famille ou j´habiterai m´attendait, pendant que j´étais au guichet. Vite fait, trop vite fait, j´ai ramassé les 100,000 (oui 100,000) pesos chiliens, mais pas ma carte!! Ca commence bien, coté distraction! A ce rythme, je ne me rendrai pas loin. Bref, j´étais dans le minibus qui était sur le point de partir. Un gentil monsieur chilien arrive en courant, juste avant que la porte ne se ferme et me tend ma carte! Ca donne une bonne idée de l´honneteté des gens d´ici. Et c´est la que je me suis souvenu du joli que me répétait le monsieur chilien ¨Propina¨... Con mucho gusto, señor.

Bref, me voici a Santiago (avec un clavier aux accents cachés). Vol sans histoire et sans crash... Le couple ou je vis est fort gentil, Pedro et Lidia Vargas. Pas tres maison rustique comme résidence, mais plutot le style petit condominium. Et la Lidia nous a servi un délicieux saumon a midi. Cet apres-midi, visite a la ¨Chascona¨, maison de Pablo Neruda lorsqu´il vivait a Santiago. Aujourd´hui musée fourmillant d´objets hétéroclites que collectionnait Neruda. Vagabondage dans le tres agréable quartier boheme de Bellavista (ou se trouve d´ailleurs l´école ou je commence demain matin a 10h). Presentement je suis juste au pied du ¨Cerro Santa Lucia¨, jolie colline verte en plein centre-ville, pour aller se farcir quelques bouffées d´air un peu plus frais qu´aux abord des boulevards...

Météo inhabituelle sur Santiago aujourd´hui. Ici en principe, hémisphere Sud oblige, c´est l´automne. Mais il faisait quelque chose comme 25-26 degrés et un soleil de tous les étés, pas de vent, pas d´humidité. Une joie quoi. Et un smog tout ce qu´il y a d´estival. Les Andes sont a quelques kilometres d´ici, superbes. Et je me trouve plate dans ce premier message d´outre-Equateur. Peut-etre la petite heure de sommeil de la nuit derniere y est pour quelque chose. Mais bon, vous connaissez mon refrain: je ne veux pas dormir ce soir! Hum pas sur que je vais le chanter bien fort aujourd´hui. Je veux dormir tantot.

Je reviens ici je ne sais pas quand.
Et a tout de suite eb...
gt

mardi, mai 02, 2006



L'Ancienne-Lorette (Québec) - Mardi 2 mai 2006

Bonjour à tous et à toutes

À partir du samedi 6 mai et jusqu'au samedi 3 juin 2006, j'ai la joie de m'envoler vers l'Amérique du Sud: du 7 au 20 mai à Santiago (Chili) et du 21 mai au 2 juin à Buenos-Aires (Argentine). Je retourne sur les bancs d'école, l'école espagnole. On n'est jamais trop jeune pour apprendre...

J'ai pensé à utiliser la formule "Jounal Internet" (ou "Web Log", "Blog" ou "Blogue" si vous préférez. L'Office de la langue française du Québec propose l'utilisation de "Blogue") pour vous tenir informé(e)s de mes emplacements et déplacements et pensées et vagabondages et autres démarches gitanes. Je ne promets pas une assiduité quotidienne, ce serait me donner des "devoirs" que je ne saurais tenir. Je vous suggère juste de passer par ici de temps en temps, si ça vous chante de recevoir de mes nouvelles. Bien évidemment, pour les "choses intimes et personnelles", j'userai (et vous pouvez aussi user) du discret courriel. J'ai aussi l'intention d'y publier quelques photos pour agrémenter mes bavardages.

À chaque envoi de message sur ce "Blog", il vous est toujours possible de formuler un commentaire, en cliquant sur le mot "Commentaires" (subtil hein!?) paraissant à la droite de la notice "Posté par gitan...". Si vous préférez la formule personnelle du courriel, cliquer sur "Écrivez-moi" (au bas de la page).

L'image associée à ce message annonce l'école où je serai éduqué à Santiago. Au moment où j'écris ceci, je ne connais pas encore le nom de l'école de Buenos-Aires (qui devrait m'être communiquée avant mon départ). Je l'annoncerai aussi dès que je la connaîtrai.

Je me souhaite par avance bon vol et bon temps.
gt